Envoutante Halloween

C’est à la fin du 19e siècle qu’Halloween devint une fête très importante aux États-Unis et de plus en plus au Canada. Aujourd’hui, nous savons que bien des histoires ne sont que des superstitions. La journée du 31 octobre, personne n’a peur de voir des sorcières, des vampires ou des morts-vivants dans la rue. Mais en souvenir de ces vieilles croyances, les enfants se déguisent et courent joyeusement durant toute la soirée d’Halloween s’amusant à se faire peur. Une légende irlandaise serait aussi à l’origine de l’utilisation de la citrouille. Cette légende raconte qu’un nommé Jack ne pouvait pas entrer au paradis, car il était égoïste et avare. On ne voulait pas plus de lui en enfer. Il a donc dû se promener avec sa lanterne autour du monde, jusqu’au moment du jugement dernier. La lanterne de Jack, c’est justement une citrouille dans laquelle on a mis une chandelle. Vers 1846, à la suite d’une grande famine, les pratiques d’Halloween et ses légendes se déplacèrent vers les États-Unis et le Canada avec la grande émigration des Irlandais emportant avec elles ce personnage populaire d’Halloween qu’est Jack O’Lantern. La citrouille, éloignant les mauvais esprits, des gens ont commencé à déposer des citrouilles et… c’est devenu une tradition très populaire. Les couleurs principales sont le orange et le noir. Le noir rappelle donc le début de la saison des noirceurs et la mort tandis que l’orange rappelle plutôt la couleur des moissons dont c’est aussi la saison.

         

Quand le temps de l’Halloween est enfin revenu,
Mon âme est irrésistiblement élevée dans les nues,
Exaltée par l’automnale et prématurée Chandeleur
Ordonnant à octobre de nous rassasier de couleurs.

Mon regard jouit de la saisonnière conjugaison de noir et d’orange
Qui caractérise nos traditionnelles et indispensables décorations
Dont nous faisons grande provision et, bien sûr, stricte obligation
D’en décorer la maison autant que cette délabrée vieille grange.

Pourquoi cet attrait certain pour la fête de la frayeur ?
Serait-ce subconsciente tentative d’exorciser la peur ?
Handicapante réaction qui nous paralyse les jambes,
Mais qui m’incite néanmoins à écrire ce dithyrambe !

Ô capiteuse volupté de la terreur à peine domestiquée,
Qui fait vibrer frénétiquement mon cœur de palpitations
Incontrôlées en jouant, sur la corde tendue de l’émotion,
Toute la gamme des lamentations de mon esprit subjugué.

Jouissive célébration du déferlement des sombres passions,
Tu m’ensorcelles, année après année, sans jamais me lasser,
Entretenant en moi le sens du mystère et de l’émerveillement
Qui ne devrait jamais nous quitter, malgré notre vieillissement.
Du palmarès des joies de mon existence, non ! jamais déclassée
Tu ne seras, même au risque que je sois soupçonné d’aliénation.

Poème écrit par FRANKENSTEIN

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